Rencontres
du WEB CAST
au Palais de La Découverte
(avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris)
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Programme de Janvier à Juin 2010 |
WEB CAST 32
VENDREDI 15 JANVIER 2010
/ 15H00-17H30 |
La sculpture
polychrome: science, patrimoine et création numériques |
Intervenants:
- Dr. Patrick
CALLET, Vice-Président du Centre Français de la Couleur,
enseignant-chercheur à l'Ecole Centrale Paris.
- Christian
LAVIGNE, cybersculpteur, Secrétaire Général d'Ars Mathématica.
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ET VIDEO |

"Cybersaly II - Le Voyage
Africain", C. LAVIGNE.
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Résumé:
Grâce
aux progrès des capteurs, des scanners et de l'informatique, au service
de concepts physique et mathématiques fondamentaux, l'analyse et la
restitution numérique des oeuvres polychromes du patrimoine devient
plus aisée, et les résultats scientifiques deviennent plus tangibles
pour le grand public, qui peut voir des reconstructions
tridimensionnelles sur écran ou bien matérialisées par des machines de
"prototypage rapide". Les mêmes outils de conception assistée par
ordinateur, de numérisation 3D et d'impression 3D servent aussi aux
artistes de la sculpture numérique ou "cybersculpture". L'évolution des
techniques permet un renouveau de l'usage de la polychromie chez le
sculpteur du XXIe siècle. |
WEB CAST 33
VENDREDI 12
FEVRIER 2010
/
15H00-17H30 |
Rayonnements
et flux: du Soleil à l'oeuvre d'art |
Intervenants:
-
Dr. Jean-Louis BOUGERET, astrophysicien, ancien directeur du
Laboratoire d'Etudes Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique
(LESIA).
-
Christian LAVIGNE, cybersculpteur, Secrétaire Général d'Ars
Mathématica, en visioconférence (si possible) avec les artistes
américain Mary BATES NEUBAUER (professeur à l'Arizona State University)
et Paul HIGHAM (conférencier au New-York Institute of Technology,
membre de la New York Academy of Sciences).
- Susana
SULIC, plasticienne et artiste multimédia originaire
d'Argentine.
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"Sun
Ruffle",
Mary BATES NEUBAUER.

"SPECTRAL AUTOTECTURE",
Paul HIGHAM.

Photographie Amplifiée, série Langage de l'Energie , tache
solaire, Susana SULIC. |
Résumé:
L'atmosphère
de notre soleil, source de vie, est en perpétuelle expansion : le
soleil "s'évapore" et produit le "vent solaire", flux perturbé de
particules, entraînant avec lui le champ magnétique solaire. Ce vent et
ses perturbations agissent directement sur l'environnement terrestre.
Aux effets connus depuis longtemps : aurores boréales, orages
magnétiques, s'ajoutent maintenant de nombreux effets affectant
l'environnement technologique dont nous sommes de plus en plus
dépendants. Les observations de ces dernières années ont
conduit
à élaborer une véritable "météo de l'espace".
Les données provenant des
analyses de rayonnements et de flux d'origines diverses (astronomie,
météo, activités humaines...) servent aussi à créer des oeuvres de
"Data Sculpture", terme forgé par l'artiste anglo-américain Paul HIGHAM
à la fin des années 90. Des artistes de la vidéo et du multimédia,
telle Susana SULIC (conceptrice de la "Photographie Amplifiée")
utilisent aussi à des fins visuelles et poétiques les taches du soleil,
les explosions et les phénomènes lumineux stellaires. |
WEB CAST 34
VENDREDI 12
MARS 2010
/
15H00-17H30 |
Les
représentations de l’embryon et du fœtus humains : entre art et
science, entre science et art |
Intervenants:
- Pr.
Jean-Louis FISCHER, embryologiste, historien de la médecine.
- Pr. Yves
VILLE, Chef du Service Gynécologie-Obstétrique de l'hôpital Necker.
célébration
spéciale:
Le centième anniversaire du président d'Ars Mathématica, Alexandre
VITKINE !
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étude
de foetus,
Leonardo Da VINCI.

"Cubist
Baby",
Suzanne ANKER.
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Résumé:
Depuis
l’Antiquité égyptienne jusqu’au 21e siècle l’embryon et le fœtus
humains ont fait l’objet de représentations : montrer l’invisible,
dévoiler à nos regards ces moments d’une gestations se déroulant dans
l’intimité utérine. Ces représentations ont bien des aspects témoignant
des avancées médicales, scientifiques et techniques dans lesquelles
l’art est omniprésent.
Les
représentations de l'embryon humain dans l'art contemporain sont
rarement sereines et reflètent l'aspiration à un monde et un homme
nouveau. Elles sont aussi l'expression picturale des luttes
féministes et de leurs antagonistes se focalisant souvent autour de la
question de l'avortement. L'accès direct au foetus par le biais de
l'échographie a contribué à la fois à désacraliser l'image de l'embryon
mais aussi à en faire l'acteur involontaire de
toutes les
causes à travers sa fragilité intrinsèque. |
WEB CAST 35
JEUDI 8 AVRIL
2010
/
15H00-17H30 |
Des
spectacles et fantasmes électriques au temps des Lumières, à quelques
usages du magnétisme et de l'électricité dans l'art d'aujourd'hui |
Intervenants:
-
Dr. Christine BLONDEL, Chargée de recherche au CNRS, Centre de
Recherche en Histoire des Sciences et des Techniques, Centre Alexandre
Koyré.
- Alexandre
VITKINE, infosculpteur, pionnier des arts électroniques.
-
Raymond
ASCHHEIM, informaticien, artiste et mathématicien.
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"Boule
Ondulée", infosculpture lumineuse, Alexandre VITKINE.
sculpture mathématique en lévitation
électromagnétique, Raymond ASCHHEIM.
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Résumé:
Au
18e siècle, on se bouscule pour assister à des spectacles faisant appel
à la science. A côté des projections de fantasmagories et des miroirs
magiques, les machines électriques offrent de multiples expériences
visuelles, sonores et physiques : décharges à travers une chaîne
humaine, mises à feu de liquides ou étincelles colorées, petites
maisons explosant sous l'action de la foudre, etc. L'électricité,
présente dans toute la nature, ne serait-elle pas source de vie et donc
susceptible de rétablir une santé déficiente ? Les espoirs placés dans
cette électricité médicale ne se sont pas confirmés mais l'électricité
prenait place dans les mythes de la modernité.
L'électricité
et puis l'électronique ont aussi fasciné des artistes plasticiens, qui
en usent d'une manière simple ou élaborée dans leurs oeuvres: depuis
l'utilisation de lampes et de néons, jusqu'à celle de circuits
complexes - dont un récent brevet sur la lévitation magnétique d'objets
en équilibre métastable... |
WEB CAST 36
VENDREDI 7
MAI
/
15H00-17H30 |
La lumière et
la vie |
Intervenants:
-
Dr. Damien SCHOEVAERT-BROSSAULT, bio-morphologiste, enseignant
chercheur en biologie à l’université Paris Sud, praticien hospitalier à
l’hôpital de Clamart.
- Nathalie JUNOT-PONSARD, artiste de la lumière, enseignante à l’ENSAD
et à l’ESA.
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"Hommage à Mark Rothko", Nathalie
JUNOT-PONSARD.
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Résumé:
Avec
la toute récente imagerie nanoscopique, la physique repousse toujours
plus loin les limites de diffraction, elle nous fait voir le vivant
sous un nouveau jour. Ainsi, l’optique non linéaire de seconde et de
troisième harmonique nous révèle la structure intime de la vie.
Des
cristaux photoniques des ailes de papillons à la bioluminescence des
poissons, la vie ne cesse de nous surprendre par son extraordinaire
inventivité face à la lumière, qui est pour elle, non seulement source
d’énergie, d’information, mais aussi une manière de communiquer.
Le
biologiste s’interroge et s’émerveille devant le fonctionnement de
l’œil, devant la coloration animale avec toutes ses stratégies
d’apparition et de disparition, devant le mimétisme qui fait du corps
un véritable organe optique. L’artiste enfin fait de la lumière un pur
enchantement, par la modulation des couleurs (longueurs d’ondes) et des
énergies. Par l’expérience de l’immersion colorée, il nous invite à
nous retrouver lumineusement. |
WEB CAST 37
VENDREDI 11
JUIN
/
15H00-17H30 |
Musique et
Nouvelles Technologies |
Intervenants:
-
Dr. Patrick SAINT-JEAN, enseignant-chercheur à l'ENS Cachan, ancien
collaborateur de Iannis XENAKIS, créateur de l'UPIC et du Polyagogic
Cyberspace.
-
Denis DUFOUR, compositeur, professeur de composition
(actuellement au CRR de Paris), auteur
d'oeuvres instrumentales,
électroacoustiques et acousmatiques, producteur et organisateur
d'ateliers musicaux, de concerts et de festivals; co-fondateur ou
membre de plusieurs groupes de musique contemporaine.
- Rémi DURY, compositeur, musicien, créateur du Karlax, nouvel
instrument electronique, portatif et ergonomique.
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UPIC

Acousmographe

KARLAX |
Résumé:
Moins
d'un siècle d'art, sciences et techniques, ont permis aux
musiciens et compositeurs des avancées importantes, tant dans
l'instrumentation - qu'ils découvrent, inventent, fabriquent
ou
détournent de ses fonctions premières -, que dans la réflexion et la
pensée
musicale, transformant ainsi l'écriture, la composition et la
scénographie
orchestrale.
Ils
vont jusqu'à généraliser le concept dans une musique
acousmatique (son que l'on entend sans voir la cause qui le produit),
formelle aux frontières de l'informel, sensuelle aux frontières du sens
et des sens.
Le
développement des musiques instrumentales, expérimentales, concrètes,
électromécaniques, électroacoustiques, électromagnétiques,
électroniques, et informatiques, ajoute aux écritures
compositionnelles traditionnelles (partitions), celle venue du calcul
et de
la programmation.
L'évolution
de la composition, pour certains musiciens, s'est faite avec
l'arrivée progressive
des mini (années 70) et micro-systèmes informatiques (années 80), et
des réseaux (années 90).
On
assiste à une démocratisation de l'accès aux musiques informatiques ou
musiques
par ordinateur, aujourd'hui "musiques digitales et numériques". Des
logiciels spécialisés ajoutent à la partition classique les
interfaces graphiques interactifs et diagrammatiques, et la
visualisation scientifique (signal audio, spectre sonore). On peut même
concevoir des spectacles musicaux et chorégraphiques interactifs, des
musiques numériques orchestrales ou acousmatiques en réseau avec le
"pure data", les serveurs de données et l'Internet. Les instruments,
outils et logicels de travail d'aujourd'hui permettent toutes sortes
d'effets sonores et visuels. On atteint un pluri-média d'entrée-sortie
(audio, midi,
commande numérique), un multi-média d'expression (images, sons, textes,
animations), et surtout un uni-média d'analyse de traitement et de
synthèse
de l'information.
La
nouvelle technologie numérique
est maintenant utilisable aussi bien dans les musiques dites savantes
et cérébrales,
que dans les musiques plus populaires et médiatiques.
Des
expériences acousmatiques seront réalisées pour mieux
comprendre la spatialisation du son dans son écriture, sa reproduction
et son écoute.
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Argument du
WEB CAST
Depuis
quelques années on assiste à la renaissance et
à
la diversification de la tradition fort ancienne des "cafés
littéraires et artistiques" qui ont marqué
l'histoire de
Paris et l'Histoire de France.
Le
public
est donc invité à participer à des
"cafés
philo", des "bars des sciences", des "cafés techniques", des
"cafés littéraires"…mais curieusement
on ne trouve nul
Café des Arts des Sciences et des Techniques, c'est
à
dire un lieu de rencontres, d'échanges et de
débats entre
artistes et scientifiques, entre artistes et ingénieurs.
Cette
absence est d'autant plus regrettable qu'à notre avis, et
nous
l'avons écrit à maintes reprises, nous vivons
actuellement - en particulier avec les arts électroniques,
mais
avec l'ère du numérique en
général - une
"Nouvelle Renaissance", où la notion d'atelier
pluridisciplinaire revient avec force et
nécessité pour
mener à bien des projets complexes aussi bien dans la
création musicale, plastique,
multimédia…, que dans
l'analyse et la conservation du patrimoine.
Notre
ami
et membre d'Ars Mathématica, le physicien
théoricien
Simon DINER, avait il y a quelques années
organisé un
Café des Arts et des Sciences à Bruxelles. Avec
lui, nous
repensons et nous élargissons aujourd'hui ce concept pour
proposer un WEB-CAST, c'est à dire un Café des
Arts des
Sciences et des Techniques (CAST) qui se tiendra physiquement dans un
lieu convivial, mais qui sera aussi retransmis (en direct quand ce sera
possible) en streaming (diffusion audiovisuelle) sur un site Web
dédié à notre sujet. Lequel site Web,
bilingue
Français-Anglais, présentera en outre des
comptes-rendus,
des chroniques, des annonces, des liens, et permettra la
création d'un forum de discussion.
Les
rencontres du CAST auront lieu environ toutes les 6 semaines, et
aborderont les sujets variés qui intéressent
à la
fois les artistes et les spécialistes des sciences exactes
ou
des sciences humaines: outils et machines dans l'art, couleurs et
matériaux, invention des formes, art et (al)chimie, art et
mathématiques, la synesthésie, art et industrie,
la
protection des œuvres numériques, etc. Le
programme étant
vaste, l'année 2004 ne pouvant réunir qu'environ
8 fois
notre Café, nous espérons que le
succès nous
permettra de prolonger ces rencontres thématiques sur 2005.
Christian
LAVIGNE - février 2004
PS
: le succès étant effectivement venu, l'aventure continue !
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